Comment vérifier la version d’Ubuntu en ligne de commande

Linux terminal displaying Ubuntu release version information

Identifier précisément la version d’Ubuntu qui tourne sur une machine physique ou une machine virtuelle est l’une des premières actions à effectuer lors d’un audit, d’un dépannage ou avant l’installation d’un paquet critique. Contrairement à une habitude fréquente observée en administration système, il n’est absolument pas nécessaire d’être root ou d’utiliser sudo pour consulter cette information.

Ce mémo récapitule les méthodes les plus rapides et fiables pour afficher la version et le nom de code de votre distribution Ubuntu en ligne de commande.

1. La méthode standard : lsb_release

La commande lsb_release fait partie des standards Linux Standard Base. C’est l’outil le plus universel et le plus lisible pour les humains :

lsb_release -a

Cette commande renvoie quatre lignes détaillées :

  • Distributor ID : le nom de la distribution (Ubuntu).
  • Description : le nom complet avec la version et la mention LTS si applicable (par exemple, Ubuntu 22.04.4 LTS).
  • Release : le numéro de version chiffré (ex. 22.04).
  • Codename : le nom de code du cycle de développement (ex. jammy, focal, noble).

Si vous souhaitez simplement récupérer la description courte pour un affichage rapide ou une bannière de bienvenue, utilisez le commutateur court :

lsb_release -d

2. La méthode systemd universelle : /etc/os-release

Sur toutes les distributions modernes embarquant systemd, le fichier /etc/os-release est le standard pour déclarer l’identité du système. Sur de nombreuses installations, ce fichier est en réalité un lien symbolique linux pointant directement vers /usr/lib/os-release.

Pour l’afficher, il suffit d’utiliser cat :

cat /etc/os-release

Le format clé-valeur de ce fichier est idéal pour l’automatisation. Dans un script Bash, vous pouvez directement charger ces variables :

source /etc/os-release
echo « Version détectée : $VERSION_ID ($VERSION_CODENAME) »

Historiquement, Ubuntu proposait également le fichier /etc/lsb-release avec une structure similaire (DISTRIB_RELEASE, DISTRIB_CODENAME), toujours présent pour des raisons de rétrocompatibilité, mais /etc/os-release reste aujourd’hui la référence multi-distributions.

3. La commande hostnamectl

Si la machine tourne sous systemd, l’utilitaire hostnamectl offre une vue d’ensemble rapide sans argument supplémentaire :

hostnamectl

En plus du nom d’hôte et du type de virtualisation, la sortie liste directement l’OS, la version du noyau actif et l’architecture processeur (x86_64, aarch64). Tout comme on a parfois besoin de déterminer si une version Windows est en 32 ou 64 bits, vérifier l’architecture sous Ubuntu évite de déployer des binaires compilés pour une cible matérielle incompatible.

4. Les fichiers /etc/issue et uname

D’autres fichiers textuels légers peuvent être consultés pour un contrôle immédiat :

  • cat /etc/issue : affiche généralement le message d’accueil pré-login contenant la version de l’OS.
  • uname -r : permet de connaître précisément la version du noyau Linux chargé en mémoire.

Lors d’une prise en main d’un serveur distant, identifier l’OS est souvent le point de départ d’un bilan de santé complet. Dans cette optique, pensez également à afficher la taille de partition linux afin de vérifier l’espace disque disponible avant d’engager une mise à niveau majeure de version via do-release-upgrade.

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